Thứ Năm, 20 tháng 2, 2020

Village et hameau au vietnam

Hameaux et Villages au point de vue administratifs
Lang (village) est appelé XA (parfois un XA peut comprendre plusieur lang). XOM (Hameau) est appelé THON (parfois un THON peut comprendre plusieurs XOM).
Dans un XA, la différenciation la plus nette est la distinction entre CHINH CU ou NOI TICH (originaires ou natifs) et NGU CU ou NGOAI TICH (résidents ou de souche externe). Les originaires sont du village de souche, tandis que des résidents viennent d’ailleurs d’y installer. Cette distinction est très rigoureuse, les originaires ont tous les droits, tandis que les résidents n’en ont aucun : impossibilité de s’inscrire dans les GIAP, obligatio de loger sur le pourtour du village, ne pouvoir excercer que des métiers peu valorisants, dédaignés par les natifs : journalier, crieur…et payer les impôts et les taxes ainsi que répondre aux réquisitions de services public.
De nombreux auteurs prennent cette distinction entre population originaire et population résidente comme exemple typique d’une discrimination, d’une méprise de la condition humaine dans la société féodale. Ce point de vue a toujours été soutene par le fait que dans les œuvres populaires, des gens résidents sont souvent décrits comme spirituels et d’une intelligence vive.
En réalité, l’opposition entre natif et non natif n’est pas enfant de la féodalité, mais un produit du mécanisme culturel agricole. C’est un moyen pour assurer la stabilité des villages. Il tend à empêcher aux gens d’abandonner leur village pour aller s’installer ailleurs et de limiter les installations d’étrangers dans le village. Toute personne, quelle qu’elle soit, qui quitte son lieu de naissance, ne sera accepté nulle part, et risque de tomber dans une situation peu enviable du non natif.
On parle aussi du fait que les Vietnamiens, de génération en génération, est attaché à son village, au « que cha dat to » (village paternel, terre encestrale), ou encore « noi chon rau cat ron » (lieu où son cordon ombilical a été coupé et enterré) comme un amour spécial pour son lieu de naissance. En réalité, ce n’est rien d’autre qu’une conséquence de cette distinction entre natif et étranger, ressenti inconsciemment dans ce besoin de stabilité paysanne où l’on n’ose pas quitter son village, de peur de subir le sort des résidents étrangers.
Aujourd’hui, cette distinction n’existe plus mais cet attachemenr viscéral au lieu de ses ancêtres reste vivace malgré les possibilités données à tout un chacun de quitter son village pour aller s’installer n’importe où.

La distinction entre natifs et résidents étrangers en tant q’un instrument de maintien de la stabilité des villages se manifeste encore dans les conditions de changement de condition humaine, pour devenir origianire. Pour ce faire, le résident doit satisfaire à deux conditions premièrement, avoir résidé dans ce village depuis au moins trois généations, et deuxièment, posséder une minimum de bien immobiliers sous forme de terrains ou de rizières. La première condition garantit une bonne intégration dans le milieu social, et la deuxième garantit l’attachement au sol : un terrain ne peut pas être emporté comme unn bagage. 
La population CHINH CU (originaire ou native) dans le village est partagée e 5 catégories :
*/ Chuc Sac (dignitaires diplômés), comprenant des lauréats aux concours ou distingués par le roi.
*/ Chuc Dich (dignitaire administrateurs), comprenant les gens ayant des fonctions définies dans l’appareil administratif de base.
*/ Lao (anciens), comprenant tous les gens âgés du village.
*/ Dinh (actifs), comprenant des hommes dans la force de l’âge dans les années
*/ Ti au (benjamins), enfants du village. 

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Naissance et Choix d’un nom

1/ Naissance et enfance
Les croyances et les rituels qui existent autour de la grossesse et la naissance mettent encore une fois en lumière la forte dimension mystique que l’on peut retrouver au Vietnam. Pour présenter rapidement ces pratiques nous nous appuieront sur le texte très descriptif que Luong Can Liêm et ses collègues (2003) ont consacré à ce sujet.
Conformément aux croyances traditionnelles d’origine chinoises, il faut tout d’abord considérer le nouveau-né comme un « sujet harmonieux du rapport complémentaire », issu d’une rencontre entre l’énergie male et femelle, s’inscrivant dans un mécanisme cyclique entre le temps de la naissance, de la mort, puis à travers la réincarnation, d’une nouvelle naissance. Liêm met alors en évidence les différentes représentations qui peuvent exister entre les cultures asiatiques et occidentale, et précise donc bien de ne pas voir au Vietnam le nouveau-né comme « le troisième être, forcément regardé comme sexué par les parents en tant que (supposé) rival, allié ou complice », mais au contraire s’intégrant pleinement dans un ordre plus absolu.
Bertrand (1998), précise alors que cet ordre lié au karma, va orienter le destin de l'enfant. Aussi, si « c'est le père et la mère qui engendrent et donnent la forme mais c'est le Ciel qui donne le caractère ».
Aussi, autour de la grossesse, certaines croyances recommandent que l’enfant soit conçu et né en année pleine, et mettent en garde les grossesses pendant le Têt, « cela voudrait dire que le bébé a été dédoublé avant d’apparaître entier à sa naissance. Il faudra le surveiller pour qu’il ne se « clive » pas ».
A sa naissance, le bébé est considéré comme étant âgé de un an puisque selon la pensée bouddhiste, la vie est à relier avec la réincarnation d’un esprit, et commence dès la conception dans le mental des parents, puis se poursuivra durant les neuf mois de grossesse. Très tôt, à la naissance ou peu de temps après, le bébé reçoit généralement au poignet, un fil, symbole d’attachement possédant plusieurs significations : il représente un « acte de naissance et de reconnaissance symbolique » que les parents accordent à leur nouvel enfant, il symbolise également la perpétuation de filiation de génération en génération, et enfin, il « attache l’esprit et le corps en une seule entité pour démarrer une existence ».
Après la naissance, c'est la mère qui veille à la bonne croissance des enfants. L’allaitement a traditionnellement lieu pendant les six premiers mois, et se prolonge parfois jusqu’à deux ans complété par d’autres apports alimentaires (soupe de riz, viande émincée, légumes…). On dit du nouveau-né qu'il est « sans connaissances, sans sensations » (« Vo tri vo giac »). C'est à la mère « d'éveiller sens et intelligence chez l'enfant. La sentence populaire est à cet égard sans
appel : "enfants mal éduqués, responsabilité à la mère" (Con hu tai me) ». Nous verrons plus loin que ce proverbe peut également s’adresser à la grand-mère…
Aussi, après l’accouchement, quand l’enfant arrive dans la maison familiale pour la première fois, la famille, comme avec un invité adulte, lui fera faire le tour de la propriété : « le parent (le père, la mère ou un grand-parent) le porte d’une pièce à l’autre comme (…). On lui décrit le mobilier et la disposition des objets comme si c’était à une grande personne. On fait marcher les machines, on lui donne à entendre l’eau des robinets ouverts, écouter les fenêtres s’ouvrir. Dans la campagne vietnamienne, on fera le tour du potager ou aller visiter le caveau familial comme pour se présenter à la famille ». Evidemment, au cours de cette première visite, l’enfant sera également présenté aux ancêtres et la famille se recueillera ensemble devant l’autel.
Une autre pratique qui suit de près la naissance est également riche en symbole. Traditionnellement, la mère ou parfois une grand-mère, dessine avec la queue d’une feuille de bétel, la ligne des sourcils : « Il est bon qu’elle le fasse d’un seul trait, à main levée, dans un geste assuré comme porteur de l’entière confiance que l’évènement requiert. La tradition indique que c’est la manière de dessiner la beauté future du visage et de donner les traits visibles de la personnalité de l’enfant ». Puis, poursuivant son entrée dans le monde visible, le bébé va être présenté aux forces invisibles et viendra saluer l’autel des ancêtres ainsi que celui du génie du foyer.
Après la fête de fin de berceau a habituellement lieu, une « épreuve divinatoire » sensée révéler « une pré-inscription du destin de l’enfant ». Lors de cet évènement l’enfant est placé devant un plateau sur lequel la famille a disposé différents objets représentatifs avec des perspectives de choix d’avenir comme un miroir, un stylo, un livre, un outil… On laisse alors l’enfant saisir les objets qu’il aime, et on note sur un mode ludique ses différents choix. Les choix personnels de l’enfant seront alors évalués, et pourront servir de base ensuite pour prévoir des évènements à venir et deviner les perspectives d’avenir de l’enfant.
La relation entre le bébé et le monde invisible va se prolonger tout au long de l’enfance par des moments symboliques précis et des cérémonies qui comporteront des offrandes aux ancêtres et aux divinités : une première cérémonie a lieu trois jours après la naissance, puis une autre s’effectue après le premier mois (« cúng mụ »), puis une troisième au centième jour, et enfin une dernière pour l’anniversaire de la première année appelée aussi la fête de la fin de berceau (« thôi nôi »)…
Aussi, il est usuellement considéré que le développement naturel se réalise sous la protection de douze fées qui sont chacune chargées de former l’enfant en lui apprenant à parler, à rire, à se déplacer... Aussi, quand « le bébé a un mois, on fait un sacrifice aux génies, pour demander leur protection ».
Inversement, les croyances populaires craignent également « les ancêtres décédés qui se vengent sur les enfants de leurs descendants, les rendant malades jusqu'à obtenir les offrandes souhaitées. Les familles ayant eu des enfants morts sont mises à l'écart. Mais les âmes des ancêtres qui continuent à veiller sur leurs descendants ou bien les persécuter ne sont qu'une partie de toutes les âmes qui errent ».
*/  Cette cérémonie est spécialement dédiée à la déesse Lucine qui reçoit douze paires de chaussettes, douze chiques de bétel, des gâteaux…, le chiffre de douze renvoyant aux douze déesses qui ont modelé le petit homme dans le ventre maternel.
*/  La notion de la fête du centième jour correspond à la fin de la durée nécessaire à la métamorphose permettant le passage du nourrisson entre le monde formel (visible) et informel (invisible). Cette durée de cent jours s’applique également lors d’un décès, achevant le départ du monde visible vers l’espace du nirvana, et sera célébré par la « cérémonie du centième jour ».
Dans ce cas, Bertrand (1998) nous rappelle que la pathologie des enfants doit souvent se comprendre au Vietnam comme en lien avec l'arrière-monde : « le corps se fait porteur des griefs des ancêtres qui le torturent ou il est possédé par les esprits, les cas de perte de l'âme sont plus rares. Parler et penser la maladie c'est aussi exprimer son rapport aux ancêtres morts et aux esprits de l'au- delà qui ont des besoins très proches de ceux des humains. Aussi inspirent-ils plus respect que peur, ils vivent aux côtés des hommes et la plupart estiment que si on leurs rend les rites qu'on leur doit, on ne devrait pas plus avoir de problèmes ».
2/ La place du garçon
La place du garçon au Vietnam est largement valorisée par rapport à celle de la fille comme le montre clairement différents dictons populaires comme « avec un seul garçon, on a, avec dix filles, on n’a rien », ou encore « dix filles ne valent pas un testicule de garçon ». Dans les campagnes, la place du garçon est préférée car dans le monde paysan, le travail du garçon est considéré comme plus profitable, ce qui sera alors plus intéressant pour la retraite des parents comme le rappelle le dicton : « Enfant, on compte sur son père, vieux on compte sur ses enfants ». Egalement, le garçon permettra d’enrichir la famille, puisque aujourd’hui encore, la jeune fille se doit d’apporter une dote dans sa belle famille.
Mais c’est surtout d’un point de vue confucéen que cette préférence trouve ses origines. En effet, dans la pensée confucéenne, seuls les garçons peuvent transmettre le nom de la famille (« ho ») et perpétrer le culte des ancêtres au sein de la famille. Avoir un héritier s’inscrit donc pleinement dans la pensée confucéenne, mais inversement, ne pas en avoir serait considéré comme « le plus répréhensible » en ce qui concerne l’impiété filiale. Aussi, on apprend que
« l’expression vô hậu, « ne pas avoir de descendant », ou tuyêt tự, « sans héritier », font partie des injures les plus blessantes qu’on puisse proférer ».
Donc si la descendance prend donc une signification particulière, « avoir un héritier devient pour un homme un souci majeur, voire une obsession. En cas de stérilité, et après avoir essayé tous les moyens « ordinaires » - notamment prendre une ou des concubines, implorer différentes divinités pour qu’elles lui accordent un fils – il peut en désespoir de cause consentir à laisser féconder sa femme par un homme d’une autre région. Cette coutume, appelée thả cỏ, « mettre au pâturage », est accepté par la famille alors que l’adultère constitue en d’autres circonstances un crime passible de la peine capitale ».
Dans la société vietnamienne donc, la famille est « dominée par le père et les membres masculins. (…). La femme est reléguée au second rang ».
On peut alors ici s’intéresser à l’Œdipe au Vietnam. Chartier (2006) s’interroge sur l’universalité de ce concept, et conçoit pour l’exemple de la Chine une « impossibilité psychique d’envisager la mise à mort du père ». Face à cela, il propose alors de rechercher tout de-même une « une version différente où l’on retrouve néanmoins les constantes pulsionnelles d’amour et de haine ».
3/ Le choix du nom
Le choix du nom pour l’enfant suit également de nombreuses traditions et croyances populaires. Habituellement au Vietnam, le nom est composé de trois ou quatre parties. La première est le patronyme (« họ »), en relation avec l’ordre de filiation et l’appartenance à la famille clanique et qui se transmet par la lignée paternelle. Suivent ensuite un prénom intermédiaire (« tên lót ») désignant généralement la position de l’enfant dans la fratrie ou le sexe de l’enfant, et enfin un dernier prénom (« tên ») qui sert à un usage familial et privé.
A sa naissance, l’enfant ne reçoit pas de nom, mais juste une appellation temporaire et assez banale, car en effet, « les beaux noms pourraient tenter les diables et les fantômes »: le nom véritable ne sera donné que plus tard. Aussi, nous apprenons que « dans la tradition, la double dénomination servait aussi à tromper un mauvais génie qui pourrait, en passant par-là, emporter l’enfant encore fragile en entendant son beau nom ».
Le choix de la dernière partie du nom renvoie généralement à une signification particulière. Cela peut se référer à l’animal horoscopique de l’année de naissance, à la même racine que le caractère chinois du père, un nom de plante, de fleur ou d’animal, un nom de métal, de vertu, de science, de saison ou encore le lieu de naissance…
La beauté du nom, sa musicalité et sa symbolique sont très recherchées et « d’ordinaire, c’est le grand-père ou le père qui a l’honneur de donner le nom de l’enfant ». Aussi, il est
« interdit de donner à son enfant le nom d’un ancêtre » ou encore de reprendre un nom déjà porté par une autorité supérieure: ancêtres, rois, illustres lettrés ... ce qui serait un manque de respect pour la hiérarchie sociale et familiale.
Le nom donné par la famille va donc être fortement chargé d’attentes et d’espoirs : « Il détermine ainsi les contours dans lesquels l'enfant va grandir et être éduqué. Il constitue un point de mire et un idéal obsédant que l'intéressé et la collectivité familiale se partagent et qu'ensemble ils se sont imposés, comme le but et le sens de la vie à mener ou les gratifications à recevoir d'une vie bien remplie. Pratiquement, le sens du nom devrait déterminer et guider le sens de l'existence ».
Aussi, Liêm et al. (2003), voient alors dans le nom donné un élément qui « [installera] chez l’enfant l’apprentissage du repérage des espaces privés et publics, le ressenti vécu réel de la famille de sa place et l’aspiration individuelle comme un projet de vie dans le social ».
Toutefois, le choix du nom se devra d’être harmonieux et sans excès d'ambition ni de vanité, car il risquerait alors de nuire à l'individu, d’attirer les jalousies et de ne pas lui porter chance. Au pire, il pourrait attirer les mauvais esprits et des actions maléfiques comme des maladies fatales qui ne seraient que la manifestation visible de l’enlèvement invisible de l’enfant par un génie.
Aussi, Liêm et Chau (1986) ont étudié l’évolution du nom que les vietnamiens pouvaient porter au cours de leur vie, en fonction de leur âge : le nom d'état civil, le nom commun, le nom emblématique, le nom alias, le nom posthume… qui sont autant de « repères des moments de la vie d'un individu: la naissance, le jeune âge, le passage à une vie sociale d'adulte, la vieillesse et la mort ».
L'enfant devenu adulte pourra ainsi choisir un autre nom que celui qui lui a été donné par ses parents à la naissance, mais il devra « expliquer les raisons de ce choix, par rapport aux choix parentaux, devant la famille. Sans cette précaution, l'individu désigné risquerait, plus tard, de ne pas se reconnaître dans les prières et les invocations qui lui seront adressées, après sa mort, par ses descendants ».
Aussi, d’autres situations peuvent amener un changement de nom comme des cas de changement réel de famille comme l'adoption ou la donation5. Un changement de nom peut également être effectué pour protéger un enfant de mauvaises influences d’un génie malfaisant et de le placer sous de nouvelles protections. Dans tous les cas, des cérémonies devront être effectuées pour faire participer les ancêtres à cet évènement.
Enfin, toujours dans une dimension fortement orientée vers la communauté, l’individu sera habituellement appelé avec son dernier prénom, précédé par un titre le situant dans communauté : titre familial (grand-père, grand-mère, oncle, tante…), titres socio- professionnels (lettré, professeur, maçon, journaliste..), titres honorifiques (notable, martyre…)…

 Sur ce sujet, voir le Mémoire de psychiatrie transculturelle présenté par Hoffet, M.E. (2005). Les traditions de changement du nom personnel au Vietnam pour venir en aide aux enfants en difficulté dans leur développement. Réflexions sur le rôle des coutumes familiales pour le bon développement d’un enfant. Université Paris 13.
Département de psychopathologie clinique de l'enfant et de la famille sous la direction du Docteur Marie-Rose.
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La famille vietnamienne

Les personnes liées par le sang, réunies intimement en une unité de base qui est LA FAMILLE et constituant LA LIGNEE (parenté). Le clan devient une communauté unite qui tien un rôle éminement important pour les Vietnamiens.

1/ Au point de vue général.
En Orient, la famille joue un rôle beaucoup plus important qu’en Occident (où on tient davantage compte de l’individu). Cependant, une comparaison plus fine en Orient même nous montre une différence très subtile : en Chine (= culture agricole d’origine pastorale) avec le caractère mobile, on dit considérer la famille comme une base (le confucianisme à énormément de considération pour la famille), tandis qu’au Vietnam, (= culture purement agricole), le rôle du clan est plus grand. Il en a été ainsi car étant d’une culture strictement agricole, le noyau familial n’est pas suffisant face au milieu naturel et social. On a besoin de tout le clan et ensuite, la communauté villageoise. C’est pourquoi, au Vietnam, le rôlte de la lignée et, à sa suite, celui de la communauté est beaucoup plus important que celui de la famille nucléaire.
Des notions comme «cuu toc » (descendants de la 9ème génération d’un même ancêtre), « toc truong » (chef de la lignée), « gio ho » (commémoration de l’ancêtre de la lignée), « gio to » (commémoration du premier ancêtre), «tu duong » (chapelle familiale), « gia pha » (livre généalogique », etc… concerne la lignée et/ou la famille.

2/ Famille Vietnamienne selon la vue du Professeur DANG QUOC CO.
a . La famille base de la société
La famille vietnamienne, base de la société vietnamienne, regroupe les vivants et les morts. Les jours du Tết et d'anniversaires ceux qui nous ont précédé reviennent vivre avec nous. Depuis toujours l'autel des ancêtres  est l'âme de la maison, le culte des ancêtres reste la première dévotion  du pays et assure la continuité entre le présent et le passé, le lien avec les dieux du macrocosme, avec le Ciel. Les cérémonies mortuaires, la restauration et visite des tombeaux, les banquets de mariage, et récemment les anniversaires des enfants réunissent les familles et les proches. Après des décennies de combat et de séparation, les gens aspirent à la joie simple du foyer familial. Le retour aux racines, le rêve de descendre d'un aĩeul prestigieux comme Nguyễn Du, Trân Hưng Đạo, donnent à la recherche généalogique  un véritable engouement. Cette quête affective est louable à l'époque des familles éclatées et prouve que la famille éternelle vit toujours en nous.
Ces réunions familiales, ce culte des ancêtres et aussi des héros satisfont le besoin des enfants d'être reliés à leur présent, à leur passé. Mon jeune neveu m'a fait part de son émerveillement  quand il découvre une communauté vietnamienne de 2000 personnes et  chante avec eux en choeur Việt Nam, Việt Nam... à la fête du Têt organisée par l'Association des étudiants vietnamiens de Paris. La maison familiale, ou le Từ Đường  de tout le clan, est le lieu privilégié ó les jeunes se ressourcent en retrouvant leurs racines. Ce n'est pas sans émotion que les parents montrent les photos des ancêtres, racontent l'histoire et les hauts faits de la famille, expliquent les rites et les traditions. Par ce culte des ancêtres et des héros on transmet aux jeunes les valeurs morales recherchées par l'enfant qui sont aussi importantes sinon plus que la réussite économique. Cette méthode  éducative par immersion dans le présent et adoration des ancêtres glorieux est l'art même de l'éducation.
La tradition confucéenne contribue à la solidarité entre les générations,  au respect de la hiérarchie familiale et des personnes âgées qu'on appelle tonton tata, et à la piété filiale,  première des vertus.  Nguyễn Du célèbre ces valeurs dans le poème national Kim Vân Kiều  vers 1044--1045.
Kiều  malgré ses vicissitudes ne cesse de se soucier de ses parents:

Xót người tựa cửa hôm mai
Quạt nồng ấp lạnh những ai đó giờ ?

( Celle qui, matin et soir, demeurait appuyée au chambranle de la porte,

qui à présent s'occupait de l'éventer en été, de la couvrir en hiver ? )

Les enfants cohabitaient avec leurs vieux parents suivant le précepte confucéen :
Nhất cần, thiên hạ vô nan sự
(cần = cần kiệm = effort, labeur et parcimonie)

Bách nhẫn, gia trung hữu thái hòa
 (nhẫn nhịn = patience,retenue, résignation, tolérance, délicatesse, compréhension ... comme dans les dictons: Nhịn cho nên cửa nên nhà - patience, tolérance pour créer l’harmonie de la famille; Nhịn cho nên vợ nên chồng  -comprendre, aimer, tolérer pour réussir le couple)

(Avec de l’effort, dans le monde, il n’y a pas de difficultés insurmontables
En pratiquant cent fois la patience, on fera régner paix et harmonie au sein de la famille.)

Il y avait autrefois une famille dans laquelle cinq générations vivaient ensemble en parfaite harmonie. La renommée parvint jusqu’à la Cour. L’Empereur convoqua le patriarche pour lui demander le secret du bonheur de son foyer. La réponse fut un long écrit avec 100 fois le même mot ẩn nhẫn (patience). L’Empereur apprécia la devise et offrit comme récompense une seule orange au vieillard. Celui-ci pour faire bénéficier toute la famille de la faveur royale fit bouillir le fruit dans une grande marmite d’eau et donne à goũter à tous.
b/ Famille, force de la nation
*/ Expansion du territoire
L'aspiration à une nombreuse descendance a assuré la solidité de la famille et l'accroissement de la population, force principale dans les économies agraires. De quelques centaines de milliers du temps de Hai Bà Trưng, an 40, la population est passée à 3 Millions. en 1400, 5M. en  1847, 13 M. en 1900, 22M. en 1943, 78M. actuellement. Cet essor démographique a entraýné l'expansion du royaume par la Marche vers le Sud, Champa et Cambodge, et vers l'Ouest, Hauts Plateaux et Laos. La superficie du  Viet Nam atteint son maximum sous Minh Mạng
*/ Développement de l'enseignement
Cependant malgré l'étendue du territoire, la déficience de l'industrie et du commerce n'a pas permis d'éviter la paupérisation de la campagne. Le seul moyen  de s'en sortir était le concours mandarinal. La famille  se saignait aux quatre veines pour les études de ses enfants. Elle le fait encore actuellement, dans la tradition des lettrés, car l'éducation secondaire et supérieure est payante et parfois déficiente à cause de la démographie et du bas émolument des enseignants. Elle accepte tous les sacrifices pour envoyer les jeunes dans les écoles privées et même à l'étranger. C'est la famille qui soutient l'individu en cas de difficulté. '' La famille est le secret de la réussite '' ( Christian Jelen )
*/ Développement de l'économie
La famille non seulement éduque, mais elle nourrit, protège, et dans les pires moments a été un extraordinaire  recours pour tous: c 'est le lopin familial avec cultures maraichères, élevage de porcins de volaille de poisson, à peine 5% de la surface cultivée qui en subvenant à la moitié de la production agricole, a évité que l'expérience de la grande production socialiste ne se transforme en famine généralisée. Dès 1989 l'exploitation agricole familiale libérée a assuré l'autosuffisance alimentaire de tout le pays. En 1999 les entreprises familiales rurales et urbaines, artisanat, petit commerce, services assurent le tiers du revenu national.
Elles démarrent toutes par un prêt familial de solidarité, garantie uniquement par la confiance familiale et l'honneur. Veuve dans la vingtaine avec trois enfants à charge, ma grand'mère a pu obtenir d'un oncle le prêt d'une piastre et démarrer son petit commerce entre Thanh Hoá et Hà Nội pour subvenir aux besoins de la famille et aux études brillantes de mon père.
Cependant malgré leur succès ces petites exploitations famìales ne peuvent se substituer aux firmes nationales et internationales pour le développement du pays.
c/ La famille éclatée
L'espérance de vie est passée de 35 à plus de 70 ans.L'homme souvent ne peut résister à la tentation d'explorer des horizons nouveaux, de quitter une femme de 50 ans pour deux de 25 ou même cinq '' Đêm năm canh, năm vợ ngồi hầu...Le long des cinq veilles de la nuit, cinq femme le servent..''. En plus la liberté des moeurs, la contraception, la multiplicité des clubs de rencontre, les films érotiques, les facilités de déplacement, d'hébergement... les y poussent; Autrefois il n'était possible de se ménager quelque intimité que dans les buissons, les champs

( Một gánh giang san ở giữa đòng,

Thuyền quyên ứ hự anh hùng nhớ chăng? )

La famille pilier de la nation vietnamienne  tend à éclater comme dans les pays occidentaux pour pour d'autres raisons plus importantes encore.
d/ Le déclin des religions
Le mariage traditionnel au Viet Nam était une institution religieuse; c'est la religion qui consacre l'union des époux au sein de la famille, le but du mariage est d'avoir des enfants pour développer le clan familial et perpétuer le culte des Ancêtres. Ils président aux six cérémonies rituelles du mariage: envoi de l'intermédiaire des deux familles ( mối ), demande en mariage (hỏi, dạm vợ ), fiançaille(đính hôn ), versement de droit de mariage (cheo ) mariage (thân nghinh ), ''cérémonie des fils rouges'' (Lễ Tơ Hồng). A  l'heure actuelle les cérémonies sont simplifiées. Cependant l'essentiel est toujours suivi, c'est à dire l'acte religieux devant l'autel des Ancêtres.
Malheureusement dans certains ménages l'autel consacré aux ancêtres, au Bouddha, aux Saints, ou au Christ a disparu, les photos  remplacées par celles de pin-up dans leur plus simple accoutrement ou de stars de du show-business, des voitures de  sport ! La maison a perdu son âme pour ne garder que le corps.
Confucius enseignait: Se perfectionner soi même, administrer sa famille, gouverner son pays, assurer la paix du monde. ''Tu thân, tề gia, trị quốc, bình thiên hạ ''. Dans les pays occidentaux les gouvernements essaient d'assurer seuls toutes les lourdes responsabilités que la famille assume, comme l'éducation des enfants. Cela contribue au relâchement des liens familiaux. Au Viet Nam la Confucianisme dans sa globalité a été décrié, après l'échec de la Royauté et des lettrés face à la conquête coloniale.
Chez les chrétiens l'Église sanctifie le mariage et la famille pour établir un lien indissoluble et garantir durée et stabilité. Cependant le délabrement de certaines églises, la raréfactions des prêtres, sont des signes de la perte regrettable de la foi et de la dissolution des liens religieux du mariage.
C'est la fin de la famille traditionnelle et la perspective ouverte aux dérèglements. Si Nguyễn Du et Hồ Xuân Hương ont critiqué l'hypocrisie, l'égoĩsme de certains hommes,  (Không chồng mà chửa mới ngoan, có chồng mà chửa thế gian đã thường ) et lutté pour le droit des femmes à l'égalité, à l'amour, quelques écrivaines célèbres comme Georges Sand, Colette ont poussé cette revendication jusqu'au droit à l'adultère.
e/ Les Révolutions
La Révolution Fraçaise  proclame les Droits de l'homme, la Révolution d'Aoủt 1945 au Viet Nam (Cách Mạng tháng 8 ) appelle à la lutte pour l'Indépendance, et la construction du Socialisme. Toutes les deux voient dans les ''intérêts privés'' et les intérêts de la famille des obstacles à ''l'intérêt général'' de la Nation, du peuple ( nhân dân ), voire des liens propices aux complots des réactionnaires(phản động), et  des opposants au régime. La guerre va renforcer tous les soupậons. Dès lors il importe de faậonner un homme nouveau, au service de l'idéal révolutionnaire, qui considère comme un devoir, un exploit  la dénonciation  des  '' crimes '' de sa famille, de ses parents .  Les enfants accusent leur père, les femmes leur mari: la famille se désintègre.
f/ Retour en grâce de la famille
*/ La cellule familiale résiste aux assauts de l'individualisme moderne
En France devant cette société déboussolée, ce pays déstabilisé par la tourmente  révolutionnaire, Napoléon voulut le retour à l'ordre: il donne force et cohésion à la famille . Son  Code Civil de 1804 appelé Code Napoléon redonne une importance juridique particulière à la famille. Pour faire de celle-ci le pilier de la  société nouvelle, il la sanctifie par le Code Civil et aussi par l'Église. Un mariage civil et un mariage religieux entouré de pompe spécifique deviennent deux cérémonies indissociables.  Après bien de changements profonds pendant deux siècles, la famille, seul pilier de la société pouvant résister à l'usure du temps, tend à résister aux bouleversements. Ainsi après ces 30 dernières années de désintérêt pour la famille et d'excès d'individualisme et de permissivité, le baby-boom de 2001 montrerait que les gens redécouvrent les vertus et la chaleur de la famille.

Au Viet Nam on pourrait méditer sur les pensées du Président Lee Kwan Yew de Singapour, exprimées dans la revue Foreign Affairs d' Avril 1994 ''Dans les tourmentes politiques, économiques, les guerres, l'exode... ou plus simplement en cas de détresse morale, matérielle et physique, de solitude, les gouvernements font souvent défaut. C'est la famille qui sauve les personnes en détresse. Les gouvernements viennent, les gouvernements s'en vont, mais la famille est éternelle, le précepte Tu thân, Tề gia aussi. '' Après trois siècles de guerre, de souffrance, de sacrifice, de frustration la famille reste la bouée de sauvetage du vietnamien, dans le pays comme à l'étranger.
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Les influences Européennes

Les influences occidentales sur d’autres aspects de la culture vietnamienne
Durant plusieurs siècles , selon les régions et les époques, l’assimilation de la culture occidentale, que ce soit dans les domaines matériels ou spirituels s’est faite différemment. Mais qu’elle soit accueillie ou rejetée, cela a touours été avec souplesse : agréer ce qui est utile et modifier pour l’adapter ou caractères, aux conditions et aux besoins vietnamiens.

1/ Sur le plan matériel.
La culture occidentale a apporté le développement urabin, l’industrie et les voies de communication qui correspondaient aux avancées de la France et servaient les desseins de la clonasation.
*/ En ce qui concerne le développement urbain, à la fin du XIXè siècle, les centres urbains vietnamiens qui étaient pour l’essentiel des centres administratifs se transforment progressivement suivant le modèle occidental, avec une fonction principalement économique (cité économique-industrielle)
*/ Dans le domaine des voies de communication, des centaines de milliers de pauvres gens taillables et corvéables à merci sont mobilisés pour construire le réseau routier qui conduit aux concessions agricoles, aux mines, qui relie les villes et les régions lointaines.
*/ Pour ce qui est de l’architecture, bien que de facture européenne, les nombreuses villas qui sont costruites à cette époque portent l’emprente vietnamienne adaptée au climat et au milieu.
*/ En matière d’habillement, si le costume à l’européenne (au phuc) à vite fait de conquérir la gent masculine dans les villes, surtout chez les fonctionnaires et les intellectuels, chez les femmes, l’influence occidentale ne s’excerce que très lentement.

2/ Sur le plan culturel et spirituel.
Outre l’arrivée du christianisme, il y a eu d’autres influences importantes dans les domaines de l’écriture et du langage, de l’information, des arts et de la littérature, de l’éducation et des sciences, de la pensée, etc.
*/Dans les premiers temps, la barrière du langage était très dure et dont l’alphabet était créé par des missionaires et appelé plus en vietnamien CHU QUOC NGU (écriture de la langue nationale).
*/ Le troisième élément apporté par l’occident est la presse, qui n’existait pas dans une société peu dévellopée, vivant en vase clos.
*/ Dans le domaine littéraire, apparait le roman contemporain (en rose).
*/ De même, il y a tellement des emprunts en série du langage français.
*/ Dans la peinture, apparaissent des tecniques empruntées à l’Occident :
Peinture à l’huile et la gouache

*/ Pour former des collaborateurs, les colonialistes ont imposé le système d’éducation à la française, et rendu l’apprentissage du français obligatoire.
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Le Caodaisme

1/ Le caodaisme
Le mot Caodaïsme vient de Cao-Dài dont la traduction littérale correspond à : Palais Suprême. Ce double terme se trouve dans les plus antiques prières bouddhiques. Ceci situe la principale origine de cette religion qui est d'abord, nous le verrons, celle du Bouddhisme rénové.
Religion nouvelle ( son message essentiel date de 1926 ), elle plonge ses racines aux traditions les plus éprouvées du Bouddhisme et aux révélations les plus pures.
Le Caodaïsme est, jusqu'à un certain point, comparable à ce que le Protestantisme était, à son origine, vis-à-vis du Catholicisme romain. Du reste, même cette possibilité de comparaison est déjà dépassée dans le sens bénéfique, c'est-à-dire dans le sens de la bonne entente, comme il est maintenant permis d'envisager pour un avenir plus ou moins lointain l'union des Église chrétiennes dans une totale unité catholique.
Ce qui caractérise le Caodaïsme, c'est son esprit de synthèse. C'est pourquoi son rôle conciliateur peut rendre de grands services à la paix religieuse, donc à la paix tout simplement.
Il n'y a pas de sectarisme dans le Caodaïsme, aussi au lieu de tendre à l'opposition des religions entre elles, cette religion nouvelle constitue et constituera de plus en plus une invite permanence à la bonne entente entre les diverses obédiences religieuses, mystiques, philosophiques ou ésotériques.
Bonne entente de toutes les forces spirituelles qui doit donner au monde une meilleure harmonie sur tous les plans.
Notre regretté ami, Gabriel Gobron, voulait montrer la beauté, les réalités, l'efficacité de la religion caodaïste tout en exposant l'histoire et la pratique.
Gabriel Gobron, né à Bayonville le 5 juillet 1895, a quitté son enveloppe charnelle et de souffrance le 8 juillet 1941 à Rethel.
Polyglotte émérite, chercheur infatigable dans le monde de l'Esprit et des esprits, romancier, historien, journaliste, professeur, Gabriel Gobron fut un curieux et aussi un curieux homme. Grand c÷ur, par sa générosité intellectuelle débordante, il fut polémiste ardent.
Curieux certes, mais sans dilettantisme quand il pensait avoir découvert une beauté spirituelle, une vérité philosophique ou religieuse, il voulait aussitôt la faire connaître, la faire partager. Il n'hésitait pas à combatte, toujours avec fougue, ceux qui, à ses yeux, voulaient mettre la lumière sous le boisseau. C'est ainsi qu'il découvrit le Caodaïsme, c'est ainsi qu'il combattit jusqu'à son dernier souffle, en priant pour son épanouissement. Gabriel Gobron, grande intelligence, fut surtout un grand cœur
Après la période de recherches, d'études et de découvertes dès 1930, Gabriel Godron fut un propagateur convaincu, un initiateur éclairé et bientôt, officiellement accrédité du Caodaïsme en Occident et plus particulièrement en France.
Conférences, articles, études se succédèrent et avec des textes demeurés inédits, ils formèrent un dossier copieux dont le présent livre posthume est une des principales parties.
C'est ainsi que le présent ouvrage constitue un authentique message de l'Au-Delà. Ce fut pour nous une ÷uvre bien consolante de mettre au point ce texte et, hélas ! de le réduire à deux cents pages.
Message de l'Au-Delà, cette œuvre posthume sera, nous l'espérons, particulièrement bien accueillie par les nombreux amis spirites de l'auteur qui a tant fait, par la plume, la parole et l'expérimentation, pour le Spiritisme.
C'est, on peut bien le dire, le Spiritisme qui mena Gabriel Gobron vers le Caodaïsme car, ainsi que nous le verrons, cette religion, véritable Bouddhisme rénové, eut à son origine, et conserve encore, des liens certains avec le Spiritisme. D'où le second sous-titre dicté par Gabriel Gobron : Le Spiritisme annamite.
Par respect pour la mémoire de l'auteur, autant que pour l'exactitude de présentation, nous avons conservé ces deux sous-titres qui qualifient parfaitement : Le Caodaïsme, Bouddhisme rénové et Spiritisme annamite Nous aurions pu, pour être complet, ajouter : synthèse des religions. C'était là empiéter sur un ouvrage que nous espérons plus tard révéler au public si on nous donne les encouragements nécessaires. Encouragements qui sont d'un ordre purement spirituel.
Car le Caodaïsme, né du spiritisme, rénova le Bouddhisme et s'est ensuite épanoui dans un harmonieuse synthèse des religions. Ceci sans rien perdre de ce qu'il y avait de meilleur dan son origine spirite, ni de sa formation bouddhique.
Véritable théosophie, la doctrine caodaïste attirant en elle en parfaite sélection, tout ce que les autres religions avaient de bon, de beau et, surtout, d'essentiel soit dans la morale pratique, soit dans le rituel, soit dans la philosophie.
La grande modestie du Frère Gago ( c'est ainsi qu'appellent Gabriel Gobron les caodaïstes d'Indochine ) eût volontiers limité son rôle à celui d'avocat-polémiste, propagandiste de la religion nouvelle. Ses études, ses méditations, sa mystique lui méritèrent davantage. On peut dire aujourd'hui qu'il est le premier philosophe et le premier historien du Caodaïsme.
Son œuvre semblait être inachevée lorsqu'il quitta la quotidienneté de la vie pour l'Orient éternel ; avec la publication du présente livre, sa valeur d'historien du Caodaïsme se trouve confirmée.
De l'Au-Delà, Frère Gago nous éclaire et nous protège car telle était la volonté profonde de sa Foi.
Pieusement, écoutons-le accepter sa mission avec une humilité toute caodaïste :
" Si nous avons accepté ce rôle ingrat de premier historien du Caodaïsme, c'est que nos frères et amis d'Annam ont jugé dans leur indulgence excessive que nous étions l'un des Occidentaux les mieux documentés sur les progrès et les tribulations du bouddhisme rénové.
Une santé précaire ne favorise guère les devoirs accablants d'une telle charge. Nous nous excusons auprès du lecteur attentif, de toutes les imperfections de notre travail, nous lui demandons seulement, surtout, de nous pardonner quand il nous arrivera de n'être pas " dans la ligne ", c'est-à-dire fraternel, même envers nos adversaires et nos ennemis : C'est qu'alors le Caodaïste aura été indigne, il ne sera pas même arrivé à la Seigneurie de soi-même, le malade aura arraché son bonnet dans un mouvement d'humeur et piétiné les pages les plus sublimes du Christ, du Bouddha, de Confucius... "
Avec componction, nous avons transmis le message, il ne nous reste qu'à nous taire pour laisser le lecteur lire, délivré de nos commentaires, le premier livre posthume de Gabriel Gobron.

2/ Les origines du spiritisme annamite
*/ Le premier Caodaiste
Ce fut au début de l'année Binh-Dân ( 1926 ) que le Caodaïsme fut définitivement fondé. Mais depuis six ans déjà, un homme adorait le Grand Maître Cao-Dài : M. le Phu Ngô Van Chiêu, qui fut ensuite en service au 2ème Bureau du Gouvernement de Cochinchine.
Délégué administratif, en 1919, au poste de Phu-Quôc, île située dans le Golfe de Siam, M. Ngô Van Chiêu menait une vie de haute sagesse, conforme aux règles rigoureuses de la Doctrine taoïste. De temps en temps, dans cette localité isolée si propice à la vie religieuse, il s'adonnait, à l'aide de jeunes médiums de 12 à 15 ans, à l'évocation des Esprits supérieurs ( Câu-Tiên ) de qui il recevait les instructions nécessaires à son évolution spirituelle. Parmi les Esprits communicants, il s'en trouvait un qui se nommait Cao-Dài et s'intéressait de façon particulière au Phu Chiêu.
Au début, ce nom souleva l'étonnement général des personnes présentes parce qu'à leur connaissance aucun livre religieux n'en avait fait mention. Néanmoins, le Phu Chiêu, dont la perspicacité faisait l'admiration de ses camarades, crut y reconnaître un surnom de Dieu à cause des révélations et des enseignements d'une haute portée philosophique qu'il en avait reçus maintes reprises.
Ayant demandé à Cao-Dài la permission de l'adorer sous une forme tangible, il reçut l'ordre de le représenter par un oeil symbolique.
Telle fut la conversion du premier caodaïste à la nouvelle religion qui devait, six années plus tard, s'implanter à Sàigon. Bientôt, les fonctions administratives du Phu Chiêu le rappelèrent à la capitale, où il conquit quelques prosélytes à la Foi nouvelle. Mais quittons pour le moment ces premiers convertis pour montrer aux lecteurs la manière dont le Grand Maître recruta ses médiums.
C'était au milieu de l'année Ât-Suu ( 1925 ). Un petit groupe de secrétaires annamites appartenant à diverses administrations à Sàigon, se délaissaient chaque soir, en faisant du spiritisme. Ils se servaient à cet effet de la " table frappante ". Les premiers essais furent médiocres. Mais à force de patience et d'entraînement, ils obtinrent des résultats positifs. Aux questions posées aux Esprits, soit en vers, soit en prose, ils recevaient des réponses surprenantes. Leurs parents ou amis défunts se manifestèrent pour leur parler d'affaires de famille et leur conseiller en même temps l'abnégation. Ces révélations sensationnelles leur apprirent ainsi l'existence d'un monde occulte.
Toutefois, un des Esprits communicants se faisait remarquer particulièrement par son assiduité et ses enseignements d'une haute portée morale et philosophique. Cet Esprit qui signait sous ce pseudonyme " AAA " ne voulait pas se faire connaître, malgré les prières des assistants. Bientôt, d'autres secrétaires annamites vinrent grossir ce petit groupe de spirites amateurs. Les séances devinrent alors plus sérieuses et plus régulières. Comme l'emploi de la " table frappante " n'était pas commode, l'Esprit en question la fit remplacer par la " corbeille à bec ". Avec cet appareil qui permet l'écriture directe, les communications devinrent naturellement plus rapides et moins fatigantes pour les apprentis-médiums.
Le 24 décembre 1925, à l'occasion de la Noël, l'Esprit guide, qui s'était obstiné jusque-là à garder l'anonymat, se révéla enfin aux néo-spirites comme étant " l'Être Suprême " venant sous le nom de Cao_Dài pour enseigner la vérité au pays d'Annam. S'exprimant en annamite, Il dit en substance :
" Réjouissez-vous de cette fête. C'est l'anniversaire de ma venue en Europe pour enseigner ma doctrine. Je suis très heureux de vous voir, ô disciples pleins de respect et d'amour à mon égard ! Cette maison de l'un des médiums aura toutes mes bénédictions. Les manifestations de ma Toute-Puissance vous inspireront encore plus de respect et d'amour à mon égard... "
Dès lors, le Grand Maître initia ses disciples à la doctrine nouvelle.
Tel fut le recrutement des premiers médiums chargés de la réception des messages divins.
Sur Chiêu, le premier caodaïste, la Revue caodaïste ( n° 22, mars 1933 ), à l'occasion de sa désincarnation, nous apporte quelques détails.
*/  Son enfance
Le Phu Ngô Van Chiêu vint au monde le 28 février 1878 à Binh-tây ( Cholon-ville ), dans une modeste maison située derrière la pagode dédiée à Quan-Dê, le Turenne chinois.
A sa naissance, il refusa le sein de sa mère qui dut lui donner, à la place du lait naturel, du bouillon de riz.
Ses parents, qui étaient fort pauvres, vinrent s'établir par la suite à My-tho et le confièrent à sa tante, qui l'envoya à l'école. Doué d'une vive intelligence, il ne tarda pas à se faire remarquer et à l'âge de douze ans, il se présenta lui-même à M. l'Administrateur de la province de My-tho pour solliciter une bourse qui lui fut accordée. Admis comme élève interne boursier, d'abord au cycle primaire, puis au cycle complémentaire du Collège de My-tho, il travailla avec ardeur et passa avec succès le concours de secrétaire du Gouvernement. Pour l'époque, cet emploi envié était le couronnement des études complémentaires franco-indigènes. Âgé alors de vingt et un ans, le jeune homme s'en contenta, faute de pouvoir pousser plus loin ses études, et pour venir en aide à ses parents.
*/ Sa vie de fonctionnaire et sa vocation religieuse.
Le fonctionnaire débutant fut affecté au Service de l'Immigration, à Sàigon. Il y passa trois ans, de 1899 à 1902. Ayant un penchant naturel pour les choses religieuses, il aimait à raconter les histoires des saints et les aventures des immortels de la Chine antique qu'il avait entendu narrer par des camarades chinois au temps où il était chez sa tante, mariée à un Chinois. Un jour, un de ses amis le surprit en train de raconter une histoire de saints à de petits élèves chinois de Cho-lon, à qui il donnait tous les soirs des leçons particulières. Il avait pour les génies et les saints un grand respect. Chez lui il avait dressé un autel en l'honneur de Quan-Thanh Dê-Quân. Il récitait souvent le " Minh-Thanh-Kinh ", livre de prières dont l'Esprit de ce grand général, doublé d'un homme de haute vertu, est l'auteur, et jeûnait deux jours par mois.
En 1902, au cours d'une séance de spiritisme qui eut lieu à Thu-dâu-môt, où il était présent, un Esprit supérieur se manifesta et, après lui avoir révélé sa prochaine mission religieuse, l'exhorta à pratiquer sans tarder le Dao.
Si nous consultons la Revue illustrée, qui a entrepris une série d'articles sur les différentes manifestations religieuses de l'Inde britannique, du Siam, de la Chine, du Japon, des Philippines, etc., nous trouvons dans le N° 2 de mars 1933 une étude sur le Caodaïsme en Indochine. Nous lisons au sujet de ses origines :
" De date récente ( 1929 ), le Caodaïsme a pris de l'ampleur rapidement et s'est étendu dans toute la Cochinchine.
Origine. - Au début de 1926, quelques jeunes lettrés annamites, tous bouddhistes, se réunirent dans un " compartiment " situé en plein centre de Sàigon. Ils avaient l'habitude de faire " tourner " la table et de se livrer à des expériences de spiritisme.
Or, après une période de tâtonnements, ils finirent par obtenir des résultats " surprenants ", dirent-ils, en se servant de camarades possédant un " fluide " puissant.
Ils furent au début en communication spirituelle avec des sages de l'Antiquité chinoise Ly-Thai-Bach, appelé plus communément Le-Tai-PE, l'Homère chinois, celui qui rénova les lettres sous la 13ème dynastie Tang ( 713-742 ) et fut un Taoïste fervent. "
Ainsi, une fois de plus, nous apparaît justifié notre sous titre : Le Caodaïsme ou Spiritisme annamite.
3/ Le Pape du Caodaïsme
La conversion de M. Lê Van Trung, qui devait devenir Pape du Caodaïsme, fut l'un des grands événements en Indochine :
C'était également en 1925, M. Lê Van Trung habitait à Cholon-ville. Adonné à diverses entreprises, dans le tumulte de cette ville vouée au culte de l'argent, il avait l'esprit complètement éloigné de la religion. Un soir, sur l'invitation d'un de ses parents, spirite convaincu et appartenant à une secte religieuse dite " Minh-Ly "(1) à Saigon, il se rendit à une séance médiumnique qui devait avoir lieu dans la banlieue, à Cho-gao.
A cette réunion, ce fut l'Esprit Ly Thai Bach qui se manifesta. Prenant à part M. Trung, Il lui révéla son origine spirituelle et lui annonça en même temps sa prochaine mission religieuse. Il exhorta alors à se soumettre aussitôt au régime imposé par la foi nouvelle. Touché par la grâce, M. Trung changea sans hésiter de vie. Soutenu par sa foi, il eut le courage de cesser aussitôt de fumer l'opium et de suivre le régime végétarien ; il abandonna également ses entreprises pour pouvoir se consacrer entièrement à la religion.
La conversion de cet homme, hier encore si attaché aux biens et aux jouissances de la vie, est si frappante qu'on peut se demander si les séances spirites organisées jusque-là à Cho-gao n'avaient pas été inspirées par des Esprits missionnaires dans l'unique but de ramener M. Lê Van Trung dans la voie de la Loi. En effet, lorsque celui-ci eut pris la résolution de vivre selon la foi nouvelle qu'il avait embrassée, ils ordonnèrent la dispersion du groupe spirite, au grand étonnement et à la profonde affliction de ses membres.
A Saigon, le Grand Maître, jugeant le moment venu, rapprocha ses médiums de M. Lê Van Trung. Il envoya alors deux de ceux-ci ( MM. Cu et Tac ) chez le nouveau converti, avec ordre d'y organiser une séance au cours de laquelle, il lui donnerait des instructions.
  1. Trung, qui ne connaissait pas ces médiums accepta cependant leur proposition lorsqu'il eut appris les motifs de leur démarche.
Une séance évocatrice eut lieu. Le Grand Maître, entre autres enseignements, énonça à M. Trung sa grande mission prochaine dans la nouvelle religion qu'il allait fonder pour sauver l'humanité.
Cette révélation confirmait les allusions des divers messages spirites que M. Trung avait reçus à Cho-gao avec d'autres médiums. Elle fortifia sa conviction et l'encouragea à se consacrer sans réserve aux pratiques religieuses.
Quelque temps après, le Grand Maître envoya MM. Trung, Cu et Tac auprès du phu Chiêu, qui devait les guider dans la voie religieuse en qualité de frère aîné. Celui-ci qui, de son côté, en avait été instruit par le Grand Maître, leur fit le plus cordial accueil. Il les mit immédiatement en contact avec ses premiers coreligionnaires. Le noyau caodaïste fut ainsi formé qui comprenait une douzaine de membres, tous de culture française et employés, pour la plupart, dans diverses administrations à Saigon.
La ferveur et le désintéressement de ces pionniers de la première heure attirèrent bientôt à eux un nombre d'adhérents de plus en plus élevé. La religion caodaïste sortit alors de son cercle restreint pour se répandre dans le peuple au début de l'an Binh-Dan ( 1926 ).
  1. le phu Chiêu, habitué à la solitude, fut contrarié par l'affluence des adeptes, qui l'inquiéta. Fonctionnaire conscient de ses devoirs, il prit la résolution de se tenir désormais à l'écart de ce grand mouvement religieux. M. Lê Van Trung fut alors désigné par le Grand Maître pour le remplacer ver fin avril.
*/ Les premiers oratoires
. Les séances spirites continuèrent de plus en plus nombreuses chez des particuliers, et principalement dans les oratoires organisés, dans chacun des centres suivants : Cholon-ville, Cân-giuôc, Lôc-giang, Tân-dinh, Thu-duc et Câu-kho. Deux médiums furent affectés à chaque oratoire pour recevoir les enseignements du Grand Maître. L'admission des nouveaux adeptes y fut également décidée. Les adhésions vinrent en masse ; elles s'élevèrent même à plusieurs centaines d'inscriptions nouvelles à chaque séance.
*/ La déclaration officielle du Caodaïsme
La nouvelle religion prit très rapidement de l'extension, tant elle fut reçue avec enthousiasme, surtout par le peuple. Soucieux d'agir au grand jour et de se tenir dans les limites de la plus stricte légalité, ses dirigeants firent une déclaration officielle signée de 28 personnes, qu'ils adressèrent à la date du 7 octobre 1926 à M. le Gouverneur de la Cochinchine. A cette déclaration fut jointe aussi une liste d'adeptes comportant les signatures des 247 adeptes présents à la cérémonie ayant consacré l'existence officielle du Caodaïsme.
*/ La propagande.
Après avoir fait cette déclaration, à laquelle le Gouvernement local avait reversé un accueil courtois, les dirigeants de la " Grande Voie " organisèrent des missions de propagande dans l'intérieur.
Celles-ci étaient au nombre de trois, dont une pour les Provinces de l'Est, une pour celles du Centre et une pour celles de l'Ouest.
En moins de deux mois, plus de 20 000 personnes, parmi lesquelles de nombreuses notabilités indigènes, se convertirent à la nouvelle religion. Ce fut grâce au spiritisme, et surtout à l'infinie bonté de Dieu, qui se manifesta toujours à chaque prière invocatoire et dont les messages eurent une influence décisive sur les assistants, que le Caodaïsme doit ces conversions en masse.
Ce grand succès est dû également à la forme du nouveau culte, lequel n'a rien de contraire à ceux des principales religions pratiquées dans le pays.
*/ La fête de l'avènement du Caodaïsme.
Dès le 10ème jour du 10ème mois ( 14 -11-26 ), les tournées de propagande furent interrompues. Tous les efforts des dirigeants furent concentrés sur la fête de l'avènement du Caodaïsme. Celle-ci eut lieu les 14, 15 et 16 du 10ème mois de l'année Binh-Dân ( 18, 19 et 20 novembre 1926 ) dans la pagode Tu-Lâm-Tu, située à Go-ken ( Tây-ninh ). Le Gouverneur Général de l'Indochine, ainsi que le Gouverneur de la Cochinchine et les grands fonctionnaires européens et indigènes y furent invités.
Célébrée avec solennité, cette fête réunit un nombre considérable d'adeptes accourus de toutes les Provinces de la Cochinchine. Elle attira également des milliers de profanes venus en curieux aussi bien qu'en observateurs. La présence de M. le Capitaine Monet, un grand spirite français, y fut également remarquée.
Ce fut pendant cette fête que le Sacerdoce Caodaïste fut institué et que le nouveau Code religieux fut établi et promulgué.
*/ Le siège définitif du Caodaïsme.
Le Tu-Lâm-Tu est une pagode bouddhiste nouvellement construite par le hoà-thuong Giac hai de Cho-gao ( Cho-lon ), qui l'avait affectée à la nouvelle religion à laquelle il avait été converti. Mais après la fête, les fidèles bouddhistes qui avaient fourni les fonds pour l'édification de ce temple et qui n'avaient pas été consultés sur sa désaffectation, réclamèrent son retour à sa destination primitive.
D'autre part, l'expérience avait démontré que cette pagode était trop petite et que le terrain sur lequel elle est bâtie était trop exigu pour permettre d'installer convenablement le Siège de la nouvelle religion naissante, appelée à un grand avenir.

Sur les indications d'un Esprit supérieur, le terrain sur lequel se trouve actuellement le temple provisoire, fut donc choisi et acheté pour y fixer définitivement le Saint-Siège Caodaïque. Situé au village de Long-thành, province de Tây-ninh, il est assez vaste ( 100 ha. environ ) pour répondre aux besoins actuels et futurs.
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